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Un marché résilient dans la crise (FNAIM)

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Un marché résilient dans la crise (FNAIM)

« L’année 2020 s’est révélée, en nombre de signatures d’actes, remarquable. Et ce, en dépit de son caractère chaotique (en référence, bien sûr, aux trois mois d’inactivité de la profession). A fin octobre, nous étions, en douze mois glissants, à plus de 1 million de ventes enregistrées. La dynamique du marché est donc restée forte l’an passé. Le secteur a fait preuve d’une grande résilience. »

980 000 actes signés en 2020

Tels furent les premiers mots prononcés, ce mercredi 13 janvier 2021, par Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim, pour dépeindre, dans les grandes lignes, l’état des lieux, en 2020, du volume des transactions dans le marché de l’ancien. En l’état, ce sont ainsi, selon les estimations de la Fnaim, 980 000 actes authentiques qui ont été signés au cours de l’année écoulée, soit un repli de 8 % par rapport à 2019.

Et il est remarquable de noter combien les niveaux furent élevées une fois le premier confinement levé, comme l’indique les niveaux de ventes de juin jusqu’à un mois d’octobre record, à plus de 100 000 signatures.

 

 

Evolution du volume des transactions

Evolution du volume des transactions - © D.R.

 

La province a mieux résisté

Autre information de taille à relever issue des données Fnaim : la baisse des transactions qui s’est révélée plus marquée à Paris et en Ile-de-France que dans le reste du Territoire. Alors que dans la Capitale, dans sa petite et dans sa grande couronne le repli des volumes a respectivement atteint -19 %, -13 % et -9 %, la province à affiché, dans tous les départements qui incluent les douze plus grandes villes de France, -5 %.

Des prix toujours en hausse, hors zones rurales

Concernant les prix, ils ont maintenu leur dynamique de croissance sur l’ensemble de l’Hexagone à l’exception des zones rurales ; le total France affichant, ainsi, +4 %, dont +5,3 % pour les appartements (3 844 €/m2) et +2,4 % pour les maisons (2 276 €/m2).

« En 10 ans, les prix à Paris ont progressé de 46 %, soit sur un même rythme que le CAC 40 », a remarqué Jean-Marc Torrollion. Avant toutefois de noter que, sur le seul, exercice 2020, « ils ont marqué le pas dans les villes les plus chers  », et que « la crise sanitaire, ainsi que les événements depuis deux ans (grèves, mouvements sociaux…) ont semblé entraver le dynamisme des plus grandes villes. »

 

Evolutions des prix en fonction de la taille des villes

Evolutions des prix en fonction de la taille des villes - © D.R.

 

 

Le levier indispensable du crédit

S’agissant, à présent, du marché des crédits, « les volumes élevés et les prix qui se sont maintenus ont entrainé une dynamique de marché importante malgré la crise sanitaire », a observé Loïc Cantin, président adjoint de la Fnaim. Aussi, le secteur a aussi pu s’appuyer, tout au long de l’année, sur des taux d’intérêts extrêmement bas, « un facteur encourageant des ménages face à l’acquisition », a poursuivi M. Cantin.

Interrogé sur les niveaux de refus de prêts enregistrés, Jean-Marc Torrollion a noté que « la moitié des agents immobiliers que nous avons sondés (plus de 1 000, ndlr.) ont perçu une augmentationUn phénomène qu’ils attribuent davantage aux restrictions qu’à la crise sanitaire.  » Et le président de la Fnaim de se féliciter, néanmoins, d’avoir été entendu sur les demandes faites auprès du HCSF (Haut conseil de stabilité financière) d’assouplir ses recommandations, indispensables pour ouvrir plus vigoureusement le robinet du crédit, notamment auprès des primo-accédants.

Une inquiétude demeure toutefois : la prudence des banques (notamment vis-à-vis des acquéreurs travaillant dans les secteurs touchés par la crise), qui devrait se révéler un des principaux freins au marché en 2021.

 

Evolution des taux d’intérêt des crédits immobiliers

Evolution des taux d’intérêt des crédits immobiliers - © D.R.

Une dyab

 

Que nous réserve 2021 ?

Sur le terrain des perspectives, dans un contexte où l’offre et la demande devraient baisser cette année, selon les agents immobiliers interrogés par la Fnaim, « nous tablons pour un marché 2021 avec des prix stables, mais en baisse dans les grandes villes », a indiqué Jean-Marc Torrollion.

Et d’ajouter : « Même si nous ne maîtrisons pas les soubresauts de l’actualité, les taux devraient, cette année, rester bas. Concernant les volumes de transactions, deux facteurs seront déterminants : la confiance des ménages et le niveau de chômage. Et dans un contexte où l’offre sera en baisse, ajoutée à des dossiers qui ne seront pas tous finançables, nous pouvons tabler sur un volume de 900 000 transactions à la fin de 2021. »

Par Christian Capitaine | le mercredi 13 janvier 2021